Origine · FrancePlante européenne
L’histoire de la plante
Avec ses fleurs jaunes à orange vif, le souci apporte aux jardins une lumière qui semble prolonger les beaux jours. Sa floraison généreuse accompagne l’été et peut se poursuivre jusqu’à l’automne lorsque les conditions lui sont favorables.
Associé aux régions méditerranéennes, le souci officinal est cultivé depuis longtemps dans de nombreux pays. Cette ancienne histoire horticole rend son origine sauvage précise moins facile à délimiter.
Il apprécie les emplacements ensoleillés et les sols suffisamment riches et bien drainés. On le rencontre dans les jardins, mais également échappé des cultures, près des habitations ou dans les terrains remués.
Le nom Calendula évoque les calendes, le premier jour du mois dans le calendrier romain. Il rappelle la longue période de floraison de la plante, parfois surnommée « fleur de tous les mois ».
Au Moyen Âge, le souci occupait une place dans les jardins et les ouvrages consacrés aux plantes. Son histoire herboriste s’est notamment construite autour des préparations destinées à la peau.
Ses fleurs ont également servi à colorer certaines préparations alimentaires. Aujourd’hui encore, leurs parties colorées peuvent agrémenter des salades, des plats et des mélanges pour infusion.
Portrait botanique
Le souci est une plante ramifiée atteignant généralement entre 30 et 60 centimètres de hauteur.
Ses tiges et ses feuilles portent de petits poils, dont certains sont glanduleux. La plante peut ainsi présenter un toucher légèrement collant.
Les feuilles sont alternes, allongées à spatulées, avec des bords entiers ou légèrement dentés.
Les fleurs sont regroupées en capitules : ce qui ressemble à une fleur unique est en réalité un ensemble de petites fleurs.
À la périphérie se trouvent les fleurs ligulées, dont la partie allongée est couramment appelée « pétale ». Au centre se trouvent de petites fleurs tubulées. La couleur varie du jaune à l’orange, avec un centre parfois plus sombre selon les variétés.
Après la floraison apparaissent des fruits secs courbés, de formes différentes au sein d’un même capitule. Certains évoquent un croissant, un crochet ou un petit anneau.
Le souci officinal ne doit pas être confondu avec le souci des champs, Calendula arvensis, ni avec les espèces du genre Tagetes.
Usages traditionnels
Dans les traditions herboristes européennes, les fleurs de souci ont principalement été employées dans des préparations destinées à la peau.
Elles entraient notamment dans la composition de macérats huileux, de pommades et de compresses associés aux irritations superficielles et aux petites lésions cutanées.
Le souci a également été utilisé dans des bains de bouche et des gargarismes destinés aux irritations de la bouche et de la gorge.
Les ouvrages rapportent d’autres usages internes, notamment digestifs et menstruels. Ces emplois historiques ne doivent toutefois pas être confondus avec les usages documentés institutionnellement ni présentés comme des effets démontrés d’une infusion.
Ces usages sont présentés dans une perspective historique et ethnobotanique. Ils ne constituent pas une recommandation thérapeutique.
Usages documentés
Les fleurs de souci contiennent notamment :
• Des caroténoïdes, dont la lutéine et la zéaxanthine
• Des flavonoïdes, notamment des dérivés de la quercétine et de l’isorhamnétine
• Des saponines triterpéniques
• Des alcools triterpéniques et leurs esters, notamment des dérivés du faradiol
• Des polysaccharides
• Une petite fraction aromatique volatile.
Les caroténoïdes participent à la coloration jaune et orangée des fleurs. Les autres familles de constituants ont notamment suscité des recherches autour des préparations cutanées.
La composition dépend de la variété, des parties de la fleur utilisées, des conditions de culture et de la méthode d’extraction.
L’Agence européenne des médicaments reconnaît l’usage traditionnel de certaines préparations de fleurs de souci pour les inflammations mineures de la peau et comme aide à la cicatrisation de petites plaies, ainsi que pour les inflammations légères de la bouche et de la gorge. Ces usages concernent des applications cutanées ou locales dans la bouche, pas une infusion à boire.
Cette reconnaissance repose sur l’ancienneté de l’utilisation. Elle ne signifie pas qu’une efficacité clinique est démontrée pour toutes les préparations ou tous les usages rapportés.
À savoir : un macérat huileux, un extrait alcoolique et une infusion n’extraient pas les mêmes constituants. Les résultats obtenus avec une préparation ne peuvent pas être automatiquement attribués aux autres.
De la terre à Racines d’Afrique
Le souci sélectionné par Racines d’Afrique provient de France.
Ses fleurs séchées prennent place dans nos mélanges pour leur présence végétale discrète et leur couleur lumineuse.
Elles doivent être conservées à l’abri de l’humidité, de la lumière et de la chaleur afin de préserver au mieux leur qualité.
Cette provenance française inscrit le souci dans la rencontre entre plantes européennes et africaines qui caractérise Racines d’Afrique.