Origine · MadagascarPlante d'ailleurs
L’histoire de la plante
Avec son parfum chaud, boisé et délicatement sucré, la cannelle évoque les cuisines parfumées, les boissons épicées et les douceurs qui accompagnent les saisons.
Elle provient de l’écorce d’un arbre tropical : le cannelier de Ceylan. Historiquement associé au Sri Lanka, autrefois appelé Ceylan, il est également cultivé dans d’autres régions tropicales, notamment à Madagascar.
L’appellation « cannelle de Ceylan » désigne ici l’espèce Cinnamomum verum. Elle ne signifie donc pas que notre matière première a été récoltée au Sri Lanka.
La cannelle possède une longue histoire dans le commerce des épices. Elle a circulé entre l’Asie, le Proche-Orient et l’Europe, où son parfum et sa valeur ont longtemps nourri la fascination pour les produits venus de terres lointaines.
Au-delà de son emploi culinaire, elle occupe une place dans plusieurs traditions herboristes, notamment autour de la digestion et des préparations aromatiques dites réchauffantes.
Aujourd’hui, elle parfume aussi bien les desserts que les plats salés, les sauces et les boissons.
Portrait botanique
Le cannelier de Ceylan est un arbre pouvant atteindre une dizaine de mètres, voire davantage lorsqu’il se développe librement. En culture, il est souvent taillé pour favoriser la production de jeunes pousses.
Ses feuilles persistantes sont ovales à allongées, coriaces et marquées par trois nervures principales bien visibles.
Les petites fleurs, discrètes et blanchâtres à verdâtres, sont regroupées en inflorescences ramifiées. Elles sont suivies de fruits charnus sombres à maturité.
La cannelle commercialisée correspond à l’écorce interne, préparée puis séchée. Les fines bandes s’enroulent au séchage et peuvent être assemblées en bâtons constitués de plusieurs couches.
La cannelle de Ceylan se distingue des cannelles dites « cassia », issues d’autres espèces de Cinnamomum. Leurs écorces, leurs profils aromatiques et leur composition ne sont pas identiques.
Usages traditionnels
Dans différentes traditions herboristes, l’écorce de cannelle a été employée pour accompagner des inconforts digestifs légers, notamment les ballonnements et les gaz.
Son parfum et sa saveur ont également favorisé son utilisation dans des préparations consommées pendant les périodes froides. La notion traditionnelle de plante « réchauffante » décrit cet héritage ; elle ne constitue pas une indication médicale.
Les ouvrages rapportent de nombreux autres usages. Les références anciennes ne distinguent cependant pas toujours les différentes espèces de cannelle ni les préparations utilisées.
Ces usages sont présentés dans une perspective historique et ethnobotanique. Ils ne constituent pas une recommandation thérapeutique.
Usages documentés
L’écorce de cannelle de Ceylan contient notamment :
• Une fraction aromatique volatile dominée par le cinnamaldéhyde
• D’autres composés aromatiques, dont de l’eugénol en proportion variable
• Des polyphénols, notamment des proanthocyanidines
• Des tanins
• Des polysaccharides, dont des mucilages.
Le cinnamaldéhyde participe fortement à son parfum caractéristique. La composition de l’écorce ne doit pas être assimilée à celle des feuilles, dont l’huile essentielle présente un profil différent.
Une monographie de l’Agence européenne des médicaments documente l’usage traditionnel de certaines préparations d’écorce de Cinnamomum verum pour les troubles digestifs légers accompagnés de spasmes, de ballonnements et de flatulences, ainsi que pour les diarrhées légères. Il s’agit d’usages traditionnels, et non d’une efficacité clinique suffisamment démontrée.
Les résultats concernant une espèce, un extrait ou une huile essentielle ne permettent pas d’attribuer automatiquement les mêmes effets à une infusion composée.
Cannelle et coumarine : la cannelle de Ceylan contient généralement beaucoup moins de coumarine que les cannelles cassia. Cette distinction est importante, car une exposition élevée et prolongée à la coumarine peut affecter le foie chez certaines personnes sensibles. Une faible teneur ne signifie toutefois pas qu’une consommation concentrée ou excessive soit souhaitable.
À savoir : une infusion d’écorce n’est pas une huile essentielle. Leur concentration et leur profil de sécurité sont différents.
De la terre à Racines d’Afrique
La cannelle sélectionnée par Racines d’Afrique est une cannelle de Ceylan, Cinnamomum verum, provenant de Madagascar.
Cette provenance distingue le territoire de production de l’origine historique associée au nom de l’espèce.
Son écorce séchée apporte à nos créations un parfum chaud et boisé. Elle doit être conservée dans un contenant bien fermé, à l’abri de l’humidité, de la lumière et de la chaleur.
Une épice d’histoire asiatique, produite sur une île africaine, qui trouve naturellement sa place dans notre herboristerie sans frontières.